Comme une aube

La joie se lève
comme une aube
changeant la mélodie
du temps

la lumière gagne
sur l’obscurité
avec tendresse
fraternité

il y a éclosion
comme l’envol du papillon
la naissance de l’étoile

une étreinte
d’éphémère et d’éternité

Juste le silence

Juste le silence

rien de plus

peu importe
la couleur du ciel
la fraîcheur de l’aube
la course des secondes

 

Juste le silence

rien de plus

à la lisière de l’instant
en bordure de page
sur le fil de l’horizon
au bout des doigts

 

Juste le silence

rien de plus

pour que vive
malgré l’agitation et le bruit
dans la chambre du cœur
la paix cristalline

 

Laisser le vent

Laisser le vent
tourner les pages

Laisser le vent
emporter les mots

Laisser le vent
siffler dans le silence

~

Laisser le vent
claquer les portes

Laisser le vent
balayer les feuilles mortes

~

Laisser le vent
chasser les nuages

Laisser le vent
agiter l’eau

Laisser le vent
traverser la nuit

~

Laisser le vent
décoiffer l’instant

Laisser le vent
passer simplement

Passage

On les appelle
feuilles mortes

pourtant regarde
comme elles dansent
sur la terrasse

portées
par un élan de vie
enthousiaste

Peut-être
est-ce cela
l’ultime passage

quitter la branche
du quotidien

pour se laisser porter
par le courant d’air

jusqu’à rejoindre
la symphonie
de l’éternité